Les élèves de Gaston Monnerville au cœur d’un dialogue sur l’identité avec Djinda Kane
Dans le cadre de leur parcours pédagogique, les élèves des options et spécialités théâtre du lycée Gaston Monnerville ont vécu une expérience riche lundi 24 novembre. Ils se sont rendus au Centre dramatique Elie Stephenson pour assister au one-woman show de Djinda Kane « Pas assez noire », suivi d’un échange privilégié avec l’artiste.
Un spectacle miroir sur les questions d’identité
« Pas assez noire » est bien plus qu’un simple spectacle : c’est le voyage intérieur et souvent cocasse de Djinda Kane, une métisse franco-sénégalaise, fille d’une mère juive ashkénaze et d’un père musulman. Dans cette quête identitaire entre Dakar et Paris, elle explore avec humour et impertinence la question universelle du sentiment d’appartenance.
Sur scène, la comédienne incarne avec brio une galerie de personnages hauts en couleur qui ont jalonné son parcours, qu’il soit familial, professionnel ou sentimental. Ce solo, qu’elle a elle-même co-écrit et co-mis en scène, est décrit comme « une ode à la diversité ». C’est une invitation à repenser les normes et à embrasser la pluralité des identités, tout en portant un message puissant sur la lutte des femmes pour la reconnaissance et l’égalité.
Une rencontre qui résonne en classe
À l’issue de la représentation, les élèves ont pu dialoguer avec Djinda Kane. Cet échange a permis d’aborder les coulisses de l’écriture, les défis de la mise en scène d’un seul-en-scène et les thèmes profonds abordés dans la pièce. Pour les élèves de Gaston Monnerville, cette rencontre est une illustration vivante de leur programme d’études, reliant de manière tangible la pratique théâtrale aux grandes questions de société.
Cette expérience, à la fois artistique et humaine, montre comment le théâtre peut servir de catalyseur pour des discussions essentielles sur notre place dans le monde.
